Eglise catholique de Munster
À l’origine simple chapelle construite au XIIe siècle, cet édifice fut d’abord destiné à accueillir les paroissiens de Munster, l’église abbatiale étant réservée aux moines de l’abbaye bénédictine Saint-Grégoire.
En 1287, elle se situait déjà en dehors des remparts de la ville fortifiée, puis fut ravagée par un incendie en 1354.
Le culte catholique y fut remplacé par le protestantisme en 1553, avant de devenir le théâtre de conflits entre luthériens locaux et l’abbé Henri de Jestetten jusqu’en 1574.
À partir de 1575, elle fut entièrement dédiée au culte protestant, les catholiques se rendant alors à l’église abbatiale.
En 1686, son chœur fut rendu au culte catholique, et l’édifice devint une église simultanée, accueillant les deux confessions jusqu’à l’inauguration de l’église protestante.
À partir de janvier 1874, elle fut exclusivement réservée aux catholiques.
Agrandie et rénovée dans la seconde moitié du XIXe siècle, elle vit son clocher de 1590 rehaussé d’un étage.
Restaurée après la Première Guerre mondiale, elle reçut de nouvelles cloches en 1927 et 1950, remplaçant celles confisquées lors des deux conflits mondiaux.
Quatre cloches supplémentaires furent ajoutées en 2006.
À l’intérieur, un baptistère sculpté et un orgue Guerrier de 1986 ornent l’espace.
Depuis septembre 2008, une horloge astronomique, conçue par les établissements Ungerer après la Première Guerre mondiale et restaurée par les ateliers Voegelé de Strasbourg, est visible sur la tribune. Cette horloge, haute de sept mètres et pesant une demi-tonne, est surmontée de quatre cadrans indiquant les mois, les phases de la lune, les jours et l’heure, réalisés par l’artiste Didier Chanut. Un coq mécanique, chantant trois fois et battant des ailes à midi avant l’Angélus, rappelle le reniement de Saint Pierre. L’église se visite tous les jours.